Faut-il abolir la pollution comme on a aboli l'esclavage ?

Penser autrement: 

Ressources: 


La pollution relèverait du même état d'esprit que l'esclavage : une thèse intéressante soutenue par Yannick Roudaut dans le dernier numéro de TerraEco.  :

 

Si l’esclavage a été aboli, c’est en partie grâce à une révolution technologique sans précédent : l’invention de la machine à vapeur à la fin du XVIIIe siècle, laquelle a permis la mécanisation de l’agriculture. Cette rupture technologique a donné lieu à la première révolution industrielle. Elle a été l’un des catalyseurs de l’abolition de l’esclavage aux Etats-Unis.

Aujourd’hui, une nouvelle rupture technologique et philosophique est en cours. Des citoyens et des entreprises explorent de nouvelles sources d’énergie, de nouveaux moyens de propulsion, de nouveaux matériaux dans l’habitat, de nouvelles formes d’agriculture… Tous partagent la même vision : faire mieux avec moins afin de créer des richesses, tout en préservant la qualité de vie et le patrimoine de nos enfants. Toutes ces initiatives ménagent le vivant en tentant de réduire la pollution à zéro. Que l’on parle d’« économie circulaire », de « biomimétisme », d’« économie de la fonctionnalité », toutes ces approches complémentaires et interdépendantes partagent une vision commune : produire, consommer, vivre sans polluer et sans renoncer au bien-être des individus