Mohammed Taleb revient raconter l'histoire des contre-cultures et des résistances passées et actuelles

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Vendredi 10 octobre 2014, 18h30

Les contributions de l'écoféminisme  au réenchantement de notre relation au monde

Conférence-souper-débat avec

Mohammed Taleb

 

 

Au 7ème étage du CUP
Centre Universitaire Protestant
2 av. du Mail à Genève

 

Philosophe algérien, formé à l'éducation relative à l'environnement, Mohammed Taleb enseigne l’écopsychologie à l’Ecole supérieure en éducation sociale, à Lausanne. Il travaille notamment sur les interactions entre écologie, spiritualité, métaphysique, critique sociale, dialogue interculturel et nouveaux paradigmes scientifiques. Il est un collaborateur régulier du Monde des Religions. 

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« Pour quelle raison les femmes réagissent-elles plus promptement et plus énergiquement aux menaces de destruction ? Pourquoi s'obstinent-elles dans un monde de cyniques et de résignés ? Le fait est que les femmes se distinguent par leur intuition de la vie, de ce qui est vraiment vital, et cela les rend sensibles à ce qui est en péril dans le monde. » Vandana Shiva 

On a souvent l'habitude de définir le capitalisme comme un simple système économique, et la crise écologique comme une manifestation, dramatique, de ce système devenu fou ou incontrôlé. Pour beaucoup, le « capitalisme », les « marchés », la « finance » sont synonymes ; et la Transition, que quelques uns espèrent, serait le passage d'une économie à l'autre. Ces considérations ne sont pas fausses, mais elles sont largement insuffisantes, et surtout elles masquent le fait suivant : le capitalisme est « historique » - il a cinq siècles derrière lui -, et il est « global »,  « multidimensionnel ». Il affecte, certes, l'économie, mais également l'architecture, la science, l'agriculture, la médecine, l'alimentation, l'organisation de la Cité. Le capitalisme a un impact décisif sur notre rapport à la Nature vivante, au temps, à l'espace, aux lieux, à la diversité culturelle, à notre psyché... Le capitalisme global est mortifère, car il tend à chosifier l’humain et la Nature vivante. Plus rien n'a de saveur. Le triomphe du capitalisme est le triomphe de l’injustice, mais aussi de la laideur et du non-sens. 

Or, il existe un lien puissant, et nous le montrerons lors de cette conférence, entre le capitalisme, la chosification, la crise écologique et la répression du féminin et des femmes. Sans se complaire dans une vue essentialiste de la femme, qui la destine à certaines fonctions, et donc qui la fige, ou à  certaines valeurs soit-disant « féminines », nous évoquerons l’histoire d’une militance féminine, en Europe mais aussi en Orient, dont on peut dire qu’elle est également féministe et même écoféministe. Cette histoire, assez méconnue, est d'autant plus importante que les femmes, particulièrement celle du Sud, sont souvent les gardiennes de la biodiversité, des savoir-faire paysans et de l'imaginaire. Porté par des femmes et des hommes, l’écoféminisme est le nom d’une résistance qui se veut aussi alternative. Leur défi est de dépasser l’injustice écologique et l’injustice sociale, en mobilisant les ressources du politique, de la culture et de la spiritualité, pour le Bien commun 

18h30 Accueil 
19h     Conférence 
20h     Soupe
20h30 Débats et discussions

Prix : Participation libre et consciente. Tarif recommandé 15-20 Frs.

Inscription requise par mail

Le lendemain, Mohammed Taleb conduira un séminaire d'une journée sur ces thèmes. En savoir plus ...